L214 porte plainte contre l’État

Publié le 27 Avril 2019

Les gouvernements se suivent et se ressemblent : ils s'en foutent, ils se foutent de la condition animale, de leurs souffrance. Rien que pour ça je les hais de toutes mes forces et ils peuvent tous crever!

Merci à toutes les associations, tous les bénévoles de par le monde qui se battent pour ceux n'ont pas de voix, qui n'ont rien d'autre que nous pour les défendre. Je ne les remercierai jamais assez. Jamais! Heureusement que vous êtes là!

Dans le dossier pénal de l’abattoir d’Alès figuraient 175 infractions à la réglementation, documentées par la Brigade nationale d’enquêtes vétérinaires et phytosanitaires (BNEVP). Seules 3 ont été jugées et elles ne concernaient que les équipements de l’abattoir :

  • matériels de contention des bovins et des chevaux non conformes, ne permettant pas d’immobiliser les animaux : s’en suivaient des étourdissements ratés, des animaux saignés en pleine conscience ou des reprises de conscience pendant la saignée. Conséquences : des souffrances décuplées pour ces animaux au moment de la mise à mort.
  • aménagement de l’abattoir non conforme : des animaux encore vivants avaient pleine vue sur ceux déjà suspendus à la chaîne de saignée, induisant un stress supplémentaire à ces animaux déjà éprouvés.

Trois contraventions pour des milliers d’animaux abattus alors que l’abattoir était en infraction…

Les 172 autres infractions concernaient des « mauvais traitements », parmi lesquels des absences de contrôle de l’inconscience des animaux, des saignées tardives et des cisaillements de la gorge des animaux. Elles ne seront pas jugées.

Le procureur du tribunal d’Alès a avancé qu’il n’avait pas assez d’éléments pour dater les vidéos. Pourtant, ses homologues de Houdan ou de Mauléon-Licharre avaient, eux, utilisé tous les moyens judiciaires à leur disposition pour confirmer les dates des images que nous leur avons remises et poursuivre les infractions. Par ailleurs, le dossier pénal ne nous a été transmis qu'après le délai de prescription des infractions. Cette transmission tardive du dossier pénal, qui nous a empêché de poursuivre les 172 autres infractions par citation directe, constitue selon nos avocates un déni de justice et une faute grave de l'État.

C’est pourquoi L214 a porté plainte pour dysfonctionnement des services de la justice devant le tribunal de grande instance de Paris.

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Rédigé par cleo

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H
C'est écœurant ce laxisme de la justice, tous coupable ! bisous