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L'huile de palme et RSPO

Hebergeur d'image

Nutella rappelle en juin 2015 que son huile de palme bénéficie de la certification RSPO (Roundtable for a sustainable palm oil, table ronde pour une huile de palme durable). C'est bien joli mais la valeur de cette homologation est souvent remise en cause. Par exemple Jérôme Frignet, responsable "Forêts" chez Greenpeace France nous signale quand même que La certification RSPO ne permet pas du tout de garantir la protection des forêts. Elle protège les forêts considérées comme primaires, qui représentent en moyenne seulement 10% des forêts. La certification RSPO ça ne veut pas dire grand chose en fait.

Pour Sylvain Angerand, des Amis de la Terre, la transparence doit commencer sur le produit lui-même : "Ce qu’on demande à Nutella, c’est d’indiquer la présence d’huile de palme dans la composition présente sur les bocaux. Or, ils (Nutella) refusent carrément le terme puisqu’ils évoquent seulement une 'matière végétale.

D'autre part, les producteurs d’huile de palme certifiés RSPO peuvent obtenir des certificats Green Palm pour chaque tonne produite, selon les critères définis par le label. Ils sont ensuite rachetés à un prix dérisoire (environ 5 dollars la tonne contre 700 ou 800 dollars pour une tonne d’huile de palme) par des entreprises.

La RSPO n’est pas en mesure d’effectuer des contrôles sur le terrain.

Selon Jérôme Frignet, l’huile certifiée Green Palm ne répond à aucun contrôle ni traçabilité, il s’agit généralement d’un mélange d’huiles de différentes provenance."

RSPO est le seul système de certification existant, c’est le seul label en vigueur.

On peut être certifié RSPO et continuer à déboiser ailleurs! La certification RSPO se fait plantation par plantation. C'est pourquoi Il est possible d’avoir 2 ou 3 plantations vitrine et de ne rien respecter dans les autres.

Une étendue forestière est aujourd’hui considérée comme primaire dès lors qu'elle n’a jamais été impactée par l’homme. Une forêt sera généralement considérée comme secondaire par les planteurs à partir du moment où un seul et unique arbre a été coupé il y a 50 ans. Une interprétation très restrictive qui permet d’exploiter un maximum de forêts.